Ce qui rythme ma vie depuis
- Mon logement
SANKARA n'était pas seulement mon bateau. C'était mon seul logement et le centre de ma vie. Depuis la collision, je ne peux plus compter sur lui comme logement ni comme voilier de voyage, et je ne dispose d'aucun hébergement équivalent.
- Bateau, usage et mode de vie
Le devis de réparation atteint environ 23 000 €. Pour moi, ce ne sont pas seulement un bateau, mais aussi ma mobilité et la vie que j'avais construite à bord qui sont suspendus pour une durée indéterminée.
- Des mois de sauvegarde
Depuis des mois, je dois pomper SANKARA environ tous les deux jours et le garder constamment à l'œil. Au lieu de pouvoir tourner la page, je dois empêcher que son état s'aggrave ou qu'il coule.
- Travail et revenus
Avant la collision, je travaillais comme moniteur de voile et skipper professionnel. Pour les convoyages, je me rendais sur les bateaux de mes donneurs d'ordre. Ces missions sont devenues impossibles tandis que SANKARA exigeait une surveillance et un pompage constants. Selon mon récit, mes contrats ont donc été résiliés et mes revenus ont disparu. E14 consigne ma déclaration d'absence de revenu propre ; ce document ne prouve pas indépendamment la cause ni le montant de la perte.
- Frais et charge quotidienne
Sortie d'eau, port, sécurisation, éventuel enlèvement ou destruction, aide technique et juridique, courriels et appels : tout cela fait désormais partie des conséquences pour moi. Ma proposition transactionnelle affectait 3 500 € à l'enlèvement et aux frais consécutifs.
- Santé et impact psychologique
Les documents médicaux que j'ai remis font état de malnutrition et de problèmes rénaux. À cela s'ajoute une lourde détresse psychologique et existentielle. J'attribue cette dégradation à la crise du logement, à la perte de mon travail et à la durée du litige. Les documents établissent les constats médicaux, pas automatiquement leur cause.




